À 31 ans, elle vit en France de sa passion : le volleyball. Elle évolue avec le club de Saint Dié des Vosges dans le Grand Est, en première division, comme réceptionneuse-attaquante. Elle est une des leaders des « Louves » comme les filles de cette équipe sont surnommées.
D’où vient cette passion pour le volley ?
De mon père, ma mère, de la famille en général. Nous sommes une très grande famille passionnée par le sport.
Pourquoi aimes-tu ce sport ?
J’aime le sport collectif, j’apprends à connaître différentes personnes, leurs plans de jeu. Mais aussi partager mon propre plan de jeu, mes qualités et apprendre pour avoir plus d’expérience.
Aujourd’hui tu es en France, qu’est-ce qui t’a fait partir de Tahiti ?
Ça va faire bientôt huit ans que je vis en France pour poursuivre ma carrière de volleyeuse. Je voulais percer et montrer que c’était possible. Donner l’envie à tout le monde de suivre leurs rêves, qu’on peut les réaliser. La taille ne compte pas dans ce sport, que tu sois petite ou grande, on a toujours une solution pour réussir dans le volleyball et montrer ce que tu vaux et ce que tu peux atteindre.
Quelle est ta place dans l’équipe et quelles sont tes forces ?
J’essaie de trouver ma place de leader pour pouvoir aider mon équipe à ne rien lâcher, à serrer les dents jusqu’à la fin des matchs. Mes forces sont la combativité, avoir le ressenti de l’équipe quand nous sommes toutes au taquet et nourrir l’esprit d’équipe.
Comment décrirais-tu ton club, ton équipe aujourd’hui ?
C’est un club qui est bien organisé, qui est soudé, qui apporte beaucoup de soutien dans n’importe quelle situation. Nous avons une très bonne équipe, on s’entend bien, on partage nos différentes expériences, nos savoir-faire et sur le terrain, on ne lâche jamais rien.
Quels sont vos objectifs ? Et les tiens personnels ?
Notre objectif est de se maintenir en Ligue A (première division) et pouvoir jouer les playoffs (réservées aux huit meilleures équipes du classement, qui déterminent le champion de France, ndlr). Mon objectif personnel, c’est de me surpasser un peu plus chaque jour et remplir la mission demandée par le club.
Comment se passe la vie loin de Tahiti ?
C’est différent, les habitudes changent, le rythme de vie aussi avec les quatre saisons, les horaires… Quand il fait nuit en France, c’est la journée à Tahiti. Mais à part ça, je suis à fond dans le sport donc je vis bien l’éloignement. Heureusement qu’il y a Messenger, Instagram et tous les réseaux sociaux pour pouvoir échanger et passer du temps avec la famille qui est loin de moi.
Comment se passe la vie d’athlète de haut niveau ?
Elle est très chargée, on s’entraîne matin et soir toute la semaine et le week-end, il y a les matchs. Je le vis bien, je suis habituée maintenant. Il faut…


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