En liège, en skaï, avec toujours une touche locale et cette feuille de ‘ape, la signature de Laïna Bosco qui a lancé sa marque à son nom il y a une dizaine d’années maintenant. Ce qu’elle aime, c’est peaufiner ses finitions, que tout soit impeccable, pour des produits qui durent longtemps. Laïna présentera ses créations lors de la Tahiti Fashion Week 2025.
Passé
Plus jeune, je ne savais pas trop ce que je voulais faire… Quand je me suis retrouvée en échec scolaire en troisième, je suis allée dans une filière professionnelle et comme j’aimais dessiner, j’ai choisi l’école artisanale et les métiers d’art. À ce moment-là, je vivais en France. J’ai malheureusement raté mon bac et je suis rentrée au fenua pendant trois ans. J’avais la vingtaine, j’ai fait le plein de famille et de danse avec le groupe Temaeva dont faisait partie une grande partie de mes proches. Puis j’ai repassé mon bac en candidate libre et je l’ai eu. Je suis repartie vivre en France quelques années et là-bas j’ai travaillé dans un magasin de tissus. J’ai eu mes deux enfants, mon fils et ma fille et j’ai fait une pause professionnelle pour m’occuper d’eux. J’ai commencé à coudre des affaires pour bébé, puis à faire des cartables quand ils ont grandi et des sacs ! Il y avait toujours une touche locale comme rappel de la Polynésie et c’était souvent la feuille de ‘ape qui est devenue ma signature. Un jour, je suis allée sur un festival tahitien à Marseille et en une journée j’ai vendu tous mes sacs, ça m’a encouragée et j’ai lancé ma marque : Laïna. Puis nous sommes revenus nous installer à Tahiti. On m’interpellait parfois quand je faisais mes courses pour me demander où j’avais trouvé mon sac. Ça a tout de suite bien marché.

Créations
J’ai trois bases : le cabas en taille XL ou classique et le sac bandoulière. Mais je fais aussi des sacs seau, des pochettes, des portefeuilles, des formats à la commande et je pense à lancer une gamme pour hommes. Je suis toujours en train d’améliorer mon produit, j’aime penser que ce sont des fabrications qui vont durer longtemps…
Extrait de l’article rédigé par Lucie Rabréaud
Retrouvez cet article dans votre HINE de septembre 2025



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