Son stand est reconnaissable entre tous : sur sa table, seulement de grosses pièces. Des plastrons de coquillages, des cravates avec quatre-vingts mata mīmī enfilés avec patience, des tours de cou épais… C’est son truc ! Pas besoin de plusieurs bijoux, un seul suffit.
Passé
Cela fait un an et demi à deux ans que je me suis mise à fond dans la création de bijoux. Depuis ma retraite ! J’ai toujours fait des bijoux, mais j’avais mon travail à côté comme vendeuse en bijouterie puis en parfumerie. La création, c’était une passion, un plaisir, un passe-temps. J’ai appris auprès de ma mère qui est dans l’artisanat depuis toujours. Elle a aujourd’hui 85 ans et elle continue encore à faire des tīfaifai. Elle faisait aussi des colliers avec des coquillages et un peu de perles. Je la regardais faire. J’ai commencé à enfiler des coquillages sur un fil, à faire des bracelets, quand j’avais 11 ou 12 ans, et je n’ai jamais arrêté. J’en fabriquais quand j’avais le temps pour les copines, les anniversaires, mes sœurs, les amis… Aujourd’hui, je peux m’y consacrer pleinement. J’expose lors des salons, c’est là où je vends. Je n’ai pas de page Facebook, on me connaît seulement grâce au bouche-à-oreille.
Créations
Mon style s’est affirmé petit à petit pour arriver sur ces grosses pièces. C’est mon truc ! Je fais des plastrons, des colliers imposants, quelques bracelets encore et j’aimerais maintenant créer des boucles d’oreilles. J’imagine des choses énormes ! Quand ce sont de grosses pièces, un seul bijou suffit. Je fais aussi des cravates avec des coquillages, pour les femmes, mais aussi les hommes.
J’aime le mélange des matières : utiliser du bois, du cuir, des coquillages, de la nacre… la chaleur du bois avec le blanc éclatant du corail, le marron patiné du cuir avec la nacre du coquillage. J’utilise des …



Comments are closed