Hinerava Hamblin a lancé sa propre marque il y a cinq ans. C’est en cherchant un métier pour s’occuper de sa fille à la maison qu’elle a trouvé la couture. Une activité à laquelle elle s’est formée sur le tard et dans laquelle aujourd’hui, elle excelle !
Passé
Je n’aurais jamais cru devenir couturière ! Après mon BTS Tourisme, j’ai commencé à travailler avec les croisiéristes à qui je faisais visiter la ville de Papeete. J’ai rencontré quelqu’un, je suis tombée enceinte et j’ai tout lâché pour m’occuper de mon bébé. Je ne voulais pas la mettre en garderie, c’était hors de question. J’ai donc cherché un travail à faire chez moi. J’ai commencé par vendre des gâteaux, puis des bijoux et j’ai finalement trouvé mon bonheur dans la couture. J’avais déjà fait quelques bricoles, plus jeune : des ourlets de rideaux, des coussins. J’ai commencé par faire des vêtements pour ma fille et puis j’ai suivi une formation au Grepfoc. Après mon certificat, j’ai obtenu un poste chez Moya-B. Chez eux, j’ai vraiment commencé à me perfectionner, à comprendre comment il fallait coudre, à savoir travailler sur différentes matières comme la soie, la mousseline, le satin. Il fallait que ce soit parfait. Une belle école pour moi ! Au bout d’un an, j’ai voulu changer et après une autre expérience chez Katykat, je me suis lancée à mon compte avec Naki Design. J’habillais ma maman qui recevait beaucoup de compliments à son travail, c’est comme ça que ça a démarré.

Créations
Je fais plutôt des vêtements pour filles et femmes. Les garçons, c’est pas trop mon dada ! Je propose des ensembles pour la famille où tout le monde est habillé du même tissu, mais je délègue les chemises. Quand c’est trop droit et carré, je ne suis pas inspirée ! Je fabrique des combinaisons, des ensembles, des jupes, des robes, des vestes… Je fais quelques pièces de prêt-à-porter, mais je travaille surtout à la commande en sur-mesure. Je peux faire des vêtements pour le quotidien ou très habillés. Les clientes qui viennent ont un modèle en tête et je le fais à ma façon mais, généralement, toutes me rapportent que je reproduis fidèlement ce qu’elles avaient imaginé. J’ai la réputation de faire ce qu’on me demande.
Inspiration
Mes modèles de prêt-à-porter sortent quand les idées me viennent. Je vois quelque chose qui me plaît et alors tout de suite je pense aux améliorations que je pourrais y apporter : raccourcir les manches, faire une fente ici… J’utilise toujours des tissus locaux que j’achète en ville. J’aime le choix qu’il y a et puis acheter ici fait partie du charme de ma marque, c’est vraiment du made in Tahiti. Je ne dessine jamais rien, je ne sais pas dessiner ! Pour mon prototype…



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