La fille a décidé de faire une parenthèse professionnelle en s’essayant à l’entrepreneuriat aux côtés de sa mère. Océane a grandi en voyant Lauretta, sa mère, assise à la machine à coudre. La mode, la fabrique, la couture : un monde où elle a laissé son imagination s’épanouir.

Lauretta, lors de la Tahiti fashion Week 2025. Photo : Tevahitua Brothers ©
La couture chez Keoni by LO, c’est une histoire de famille. Lauretta Teahuotoga a créé sa marque il y a plusieurs années et a finalement embarqué une bonne partie de ses proches dans l’aventure. Les enfants participaient en décousant les vêtements ou en faisant quelques ajustements. Et filles et garçons savent se servir d’un fil, d’une aiguille et d’une machine. Océane a grandi avec sa mère « assise à la machine à coudre ». Les belles-sœurs s’y sont mises aussi, bref, tout le monde coud. Lauretta donnait ses chutes de tissus et ceux qui voulaient faisaient des patchworks. Et puis c’est devenu un métier pour Océane qui s’est décidée à véritablement travailler aux côtés de sa mère. C’est d’abord la santé et le social qui l’attiraient. Elle voulait devenir médecin. Elle est très bonne élève, mais malheureusement elle ne supporte pas la vue du sang… Petit à petit, l’idée d’avoir sa propre société grandit dans son esprit. Elle devient vendeuse dans des boutiques, elle veut se perfectionner dans la vente de vêtements : « J’ai vu de quoi j’étais capable et ça m’a plu. » Elle se forme à l’entrepreneuriat. Bref, elle se prépare. Et puis au début de cette année, c’est enfin le bon moment, elle lance avec sa mère : Keoni by LO. Keoni, c’est le nom du premier mo’otua et LO pour Lauretta et Océane.

Photos Tevahitua Brothers ©
Sa spécialité : la communication et la gestion, mais aussi la création. C’est Océane qui designe les vêtements des nouvelles collections, en essayant d’apporter sa touche d’originalité. Mais pas question d’aller derrière la machine à coudre. Elle sait coudre, mais c’est la partie de sa mère. « Je ne suis pas patiente ! Mais je voulais faire quelque chose avec ma mère, c’était comme un challenge pour moi. Je dessine et elle coud. » Océane s’inspire de Pinterest, des modes d’antan, discute de ses idées avec sa mère, elle « pioche un peu partout ». Et pour la première fois, elles participent ensemble à la Tahiti Fashion Week. « Nous avons présenté une douzaine de modèles…



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