C’est au marché qu’on peut la trouver avec ses deux copines, Rosalie et Doris. Elle s’est mise à fabriquer des couronnes, à cause d’un emploi du temps serré. Elle ne pouvait pas garder sa précédente activité tout en s’occupant de son dernier enfant, alors elle s’est lancée dans l’artisanat. Aujourd’hui, elle adore !
À partir du jeudi, sa deuxième semaine commence : celle qu’elle passe avec ses copines au marché. C’est à l’extérieur qu’on la trouve, derrière sa table où sont rangées avec délicatesse ses couronnes. Les fleurs, ce n’est pourtant pas sa première passion, son truc à elle, c’était plutôt la cuisine. Et elle a travaillé dans plusieurs restaurants, mais les horaires décalés l’ont poussée à chercher une autre activité pour garder du temps pour sa famille. L’artisanat, elle connait. Son grand-père était sculpteur, il taillait même des pirogues et l’emmenait, elle, Juliana, dans un panier pae’ore pour ne pas laisser bébé toute seule à la maison. C’est sa mère qui lui a raconté cette histoire dont elle ne se souvient pas, elle était bien trop petite. Mais qui a quand même résonné sur ses choix personnels car c’est au Centre des métiers d’art qu’elle est allée étudier dans les années 1980. Elle y a appris la sculpture et la gravure, mais une fois diplômée, est partie en cuisine. « Les matières premières, le bois et la nacre, c’était trop cher pour moi. Je me suis donc lancée en cuisine, j’adore travailler les aliments, couper, découper et que tout se transforme. » Mais les horaires exigeants ont fini par ne plus correspondre aux attentes de sa vie personnelle alors elle s’est mise à confectionner des couronnes chez elle, seule. « C’est dur à fabriquer ! Je croyais qu’on posait la fleur et qu’on l’attachait simplement et voilà, mais non. »



Comments are closed