Enfant de Huahine, Tearii Flohr est un artiste discret aux multiples facettes. Depuis son enfance, il a été bercé par les vagues, jouant dans les cocoteraies, s’endormant sous un ciel dessiné par les étoiles. Sa passion pour le dessin vient de son père, et s’est affinée avec les années, se diversifiant en œuvres sur toiles, sculptures et fresques murales. Il cherche encore à perfectionner son style, qui tire beaucoup sur un mélange de pop art et de motifs polynésiens vibrant de couleurs.
Tearii n’a pas suivi le parcours classique d’un artiste formé dans une école d’art. Il se décrit plutôt comme autodidacte. Petit, il a commencé par dessiner sur des feuilles de papier, des bouts de carton, des planches de surf et bodyboard, ainsi que sur des rames. En 2021, il est repéré par le festival de street art Ono’u, qui lui offre la chance de participer à un projet XXL dans le tunnel de Papeete avec une team d’artistes locaux et un artiste international. C’est à partir de là que sa carrière artistique a vraiment pris une tournure professionnelle. Ce projet fut un défi de taille, mais aussi une révélation.
L’art de la grande échelle
Si peindre sur une toile reste pour lui un moment de sérénité, les murs représentent de réels défis logistique, physique et artistique. « Les gens pensent peut-être que peindre des murs, c’est facile et fun, ce qui est vrai pour le fun, mais cela reste de vrais challenges de maîtrise et de surpassement de soi », confie-t-il. Entre les aléas météorologiques, les pannes mécaniques de la nacelle, la maîtrise des proportions, des techniques de couleurs… chaque fresque est une aventure artistique et humaine. Pourtant, il apprécie l’adrénaline du travail grand format, en solo ou en équipe, où il peut donner libre cours à son amour pour les couleurs et la culture locale.
Un style s’inspirantde la pop culture et des traditions polynésiennes
Son art, un mélange de pop art et de motifs locaux, se distingue par une palette vive et audacieuse. On peut apercevoir certaines de ses œuvres dans la ville de Papeete, comme le siège de la DSFE, la résidence Luine, Vaitavatava, et bien d’autres encore, comme l’aéroport de Huahine, son île natale. Son style reflète son parcours entre traditions et modernité, inspiré par des figures locales et internationales. Parmi les figures locales, on peut citer Bobby Holcomb, une légende de l’art et de la musique polynésienne qu’il a connu et qui l’a marqué dès son enfance.


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