Depuis que Toa-rai Ellacott est tout petit, il est à fond dans le sport : basket, foot, boxe, jiu-jitsu, surf, natation… Le va’a où il a remporté de nombreuses courses à Bora Bora, à Tahiti et aux championnats du monde à Hilo. Et depuis deux ans, dans le football américain où il joue avec l’équipe des Crusaders du lycée Saint Louis à Honolulu, bien décidé à devenir un jour footballeur professionnel.
C’est en Nouvelle-Zélande que tu as découvert le football américain. Qu’est-ce qui t’a plu dans ce sport ?
À l’âge de 14 ans, mes parents, mon frère et moi avons voulu découvrir autre chose et partir vivre en Nouvelle-Zélande quelque temps. J’ai alors eu l’occasion de pratiquer d’autres sports comme le water-polo ou le volleyball avec mon lycée. Puis un jour, mon père et moi avons vu une publication sur Facebook annonçant une journée de détection pour une équipe de football américain. Nous sommes allés essayer et dès le premier entraînement, j’ai adoré. Les entraînements étaient à plus d’une heure de route, mais mes parents ont toujours fait tous les efforts possibles pour que je puisse y aller. Au bout de quelques mois, je leur ai dit que je voulais continuer ce sport aux États-Unis. Quand ils ont vu à quel point j’étais passionné, ils m’ont proposé de poursuivre mes études et le football américain à Hawaii pour la distance avec Tahiti car il me laisserait y aller seul, sans eux, cette fois-ci. En seulement quelques mois, ils ont tout organisé : le déménagement, les démarches administratives et toute cette nouvelle aventure. Sans eux, rien de tout ça n’aurait été possible.
Aujourd’hui, tu es dans l’équipe des Crusaders du lycée Saint Louis à Honolulu. Comment se sont passés les débuts ?
Ce n’était pas facile. Je vivais pour la première fois sans mes parents à l’âge de 15 ans seulement. Je ne connaissais personne, j’étais loin de ma famille et je ne parlais pas très bien anglais. Je devais aussi m’adapter à une nouvelle école et à un niveau de football beaucoup plus élevé que ce que j’avais connu. Heureusement, les entraîneurs et mes coéquipiers m’ont très bien accueilli. Petit à petit, j’ai gagné leur confiance et je me suis fait beaucoup d’amis. Aujourd’hui, je me sens vraiment chez moi dans cette équipe.
Et aujourd’hui ? As-tu progressé, en termes d’intégration, mais aussi côté sport ?
Oui, énormément. Je me sens très bien intégré, aussi bien à l’école que dans l’équipe. Je pense aussi que le fait d’être Polynésien a facilité certaines choses, parce que beaucoup de mes coéquipiers sont Samoans, Tongiens ou d’autres îles du Pacifique. On partage des valeurs et…
Extrait de l’article rédigé par Lucie Rabréaud
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