Un beau-père sculpteur, une mère dessinatrice, il a grandi dans l’art et la culture. Mais c’est surtout cette guitare électrique, que son beau-père branchait dans le salon et qu’il n’avait pas le droit de toucher, qui a fait naître cette frustration et cette fascination pour l’instrument de musique. Devenu luthier, il a récemment fabriqué un ‘ukulele électrique pour le chanteur M.
Ah cette guitare électrique sur laquelle son beau-père jouait. Pas question d’y toucher puisqu’il est encore trop jeune. Il l’admire, l’instrument le fascine. À ses 12 ou 13 ans, il commence enfin à jouer de la guitare et la musique restera toujours au cœur de sa vie. « J’ai une passion absolue pour la musique. L’art est pour moi la plus belle façon de s’exprimer, au-delà des mots. » Il dessine et compose aussi, et s’amuse beaucoup plus qu’à l’école, où il s’ennuie et ne trouve pas sa place. Il veut être musicien. Pas question pour ses parents qui le poussent à trouver « un vrai métier ». Autour de la musique, rien ne lui plaît, il veut juste être une « rock star » ! Jusqu’à ce qu’un jour sa mère lui parle de cette profession de luthier. Elle l’emmène rencontrer un professionnel. « Je me souviens de cet atelier avec de grands vitraux, l’odeur du bois… Ce monsieur m’a complètement découragé ! Il m’a dit que c’était un métier difficile, compliqué, avant de m’encourager à me trouver un morceau de bois et d’essayer d’en faire quelque chose. Ce que je n’ai jamais fait. » Il laisse l’idée dans un coin de sa tête et arrête l’école après sa première avant d’enchaîner des petits boulots, tout en faisant vivre sa musique avec son groupe Animal’s War. C’est à cause (ou grâce) de réparations à faire sur sa guitare qu’il se trouve à nouveau dans un atelier de luthier.

L’amour du métier souffle à nouveau. Le luthier partage quelques connaissances, il achète des livres, fabrique de petites choses et part en stage en Espagne dans un atelier où il fabrique deux guitares. Il ouvre son atelier en France et puis sa femme, Polynésienne, le ramène au fenua où ils s’installent. « Je fabrique tous les instruments à cordes pincées : guitare, basse, mandoline, ‘ukulele, banjo, luthe… C’est un métier qui…



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