Il y a d’un côté la famille, de l’autre la pratique artistique, et les Marquises qui font le lien. C’est une histoire d’amour qui a mené Rihi vers lui-même. Elle lui a redonné confiance, il l’a entraînée dans sa culture.
Un atelier en plein air, des outils un peu partout, des billots de bois… Et puis deux enfants, encore petits, collés à leurs parents. Rihi Teikitutoua confie sur sa page Facebook son bonheur de créer aux côtés de sa fille aînée qui dessine. Les outils et les crayons se mélangent dans un même élan : celui de l’art. Pourtant, Rihi a du mal encore à se dire « artiste ». « Je préfère dire artisan. » C’est avec beaucoup d’humilité qu’il raconte son parcours, mais heureusement sa femme est là pour rectifier parfois ses propos. Sa première tentative de rentrer au Centre des métiers d’art (CMA) s’est soldée par un échec. « C’était après le bac, je ne savais pas vraiment ce que je voulais faire. Je n’étais pas prêt. Mais j’étais déçu et j’ai cru que ce domaine artistique n’était pas fait pour moi. » Il essaye alors de rentrer dans l’armée. Mais il ne réussit pas les tests. Ce n’était pas pour lui non plus. Il enchaîne alors les petits boulots : étalagiste dans les magasins, enquêteur pour des sondages, le bâtiment… Et à côté, il danse. Depuis tout petit, il danse. Il est dans un groupe dont le chef est également tatoueur. Il va finir par aller travailler avec lui. Sans jamais prendre l’aiguille, il regarde, observe et les motifs lui redonnent l’envie de dessiner.

Et il rencontre Marie. C’était lors d’un show de son groupe de danse dans un hôtel. « Je l’ai repéré tout de suite et je n’ai regardé que lui ! Il est tellement beau quand il danse. » Elle vient d’arriver sur Tahiti, mais elle est déjà sûre que sa vie est là, en Polynésie française. Quand elle rencontre Rihi, elle plonge dans la culture marquisienne, se laisse entraînée dans la danse, le tatouage…



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