Après la musique, le ‘ori tahiti, il se met désormais à la danse des couteaux de feu. Il a gagné dans la catégorie amateur du Te Ahi Toa en septembre au marae Arahurahu. Plusieurs fois titré au Heiva i Tahiti et au championnat du monde de ‘ori tahiti, il veut désormais faire aussi bien avec le feu.
À peine deux ans qu’il s’entraîne à la danse des couteaux de feu et il monte déjà sur les podiums des compétitions. Musicien, compositeur – notamment du groupe Manu’a –, interprète, chorégraphe, meilleur danseur au Heiva i Tahiti en 2017, champion du monde et vice-champion du monde au Ori Tahiti World Championship en 2022, il voulait simplement « rajouter une corde à son arc » en apprenant la danse des couteaux de feu. Et la compétition, ça lui permet de se dépasser. « C’est une discipline totalement différente, quelque chose que je voyais et que j’aimais bien. C’est du spectacle et j’adore faire le spectacle ! » Pourtant, il était plutôt du genre timide, jusqu’à ce qu’il accepte de répondre à l’invitation de Makau Foster à venir danser. Il est au lycée, elle donne des cours de ‘ori tahiti, il y va avec sa guitare ou son ‘ukulele, s’installe dans un coin et fait de la musique. « Elle venait me voir, “laisse ta guitare et viens danser”. » Mais c’est la musique qui lui plaît. L’invitation finit par faire son chemin… Il va voir une répétition de Tamariki Poerani. « J’ai vu la vie dans ce qu’ils faisaient. J’ai vu des vrais danseurs, disciplinés, sérieux. Ils le faisaient bien et ils recommençaient jusqu’à ce que ce soit parfait. J’ai laissé mon instrument et je suis allé danser. » Surtout que Makau ne l’a pas loupé, voyant ce jeune homme regarder par l’interstice de la porte, elle arrête la musique : « Faut pas rester dehors, faut rentrer. » Il rigole en y repensant : « J’étais gêné ! »



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