Un nom d’entreprise qui lui va comme un gant ! Car c’est un peu erratique, comme il le reconnait lui-même en rigolant. Un coup ici, un coup là-bas, un coup de la vidéo, un autre de la photo et puis il y a les applications aussi, et le mapping ! On allait oublier. Bref… Il aime toucher à tout et surtout s’amuser.
Éric Benacek part dans tous les sens. Mais pas sans faire son travail de manière très sérieuse. Et la preuve, ça marche : il est de plus en plus demandé et son nom commence à se faire connaitre. Au début, il y a des études en arts plastiques en France, la seule matière où dit-il, il avait des bonnes notes. Il va devenir professeur. Sauf qu’au moment de la pratique, les fameux stages de fin d’année, il se rend compte que ce n’est pas pour lui. Heureusement, pendant ses études, tout son temps libre était consacré à la découverte du digital, un monde nouveau à cette époque. Il expérimente, fait de la photo, un peu de graphisme et se retrouve à inventer des logos pour des marques en Polynésie. Il « bidouille » les logiciels comme il dit et travaille aussi pour les magazines où il propose des photos retouchées : un shooting photo en Asie sans jamais y être allé. Il poste quelques trucs sur un site de 3D et quelqu’un le contacte. Le voici reparti en France pour six mois dans une agence de production audiovisuelle parisienne. « Une expérience folle dans un environnement très stimulant. » Il enchaîne avec un job dans une startup qui travaille dans un domaine spécifique : l’aide à la vente pour les vendeurs de piscines ! Une application est créée pour permettre à ces vendeurs de montrer à leurs clients des images de leur future piscine dans leur jardin. « Je m’occupais de la partie interface et expérience utilisateurs. » La startup coule il faut trouver autre chose.
C’est sa copine de l’époque qui lui trouve un nouveau poste, faire de la vidéo pour une toute nouvelle entreprise : Teads. Le début d’une aventure qui va durer sept ans et l’emmener dans une vingtaine de pays ! Il est embauché comme motion designer. « Le premier mois, j’ai menti en disant que je savais faire. Je passais des nuits blanches sur les tutos YouTube pour apprendre. » Et puis finalement, il se retrouve à faire des vidéos et des photos d’un team building, une grosse soirée d’entreprise. Surpris parce ce qu’il rend, ses employeurs le lancent alors sur un nouveau travail : faire des vidéos pour convaincre les annonceurs de se digitaliser. États-Unis, Europe, Asie… Teads est la petite nouvelle qui grimpe fort. Et la Covid arrive. Tout s’arrête, mais il continue à travailler depuis chez lui. Même si une question commence à se poser : n’est-il pas temps de rentrer se poser en Polynésie ? Arrivé à Tahiti, il se rend compte des changements concernant le numérique. Internet fonctionne quand même mieux qu’à son départ et puis…



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