Après un parcours riche en Polynésie et en France, Moea Bressol a choisi de mettre son savoir-faire de perruquière au service des femmes touchées par la perte de cheveux liée aux traitements médicaux et aussi à toute personne concernée par l’alopécie. Dans son institut capillaire, ouvert en juin dernier, elle offre bien plus qu’une solution esthétique : un accompagnement humain et bienveillant, qui aide à retrouver confiance et dignité.
Elle ne saurait l’expliquer, mais Moea a toujours eu une passion pour la coiffure. Après un CAP coiffure décroché en 2010 au Lycée professionnel de Mahina, et poussée par sa maman, elle décide de poursuivre ses études à Paris, où elle intègre un Bac pro perruquier-posticheur. Là-bas, elle découvre un univers fascinant : la transformation capillaire au service du spectacle vivant. Elle enchaîne les stages prestigieux – chez Disney, où elle apprend la rigueur, puis à l’Opéra de Paris, où chaque perruque est une œuvre d’art. Mais derrière les paillettes et la scène, une autre facette du métier l’interpelle davantage. Lors de ses passages dans des instituts capillaires spécialisés, Moea se retrouve au contact de femmes atteintes de cancer, parfois en fin de vie. L’expérience est bouleversante. « Je me suis rendu compte que la coiffure pouvait être bien plus qu’une esthétique. C’était une manière d’apporter du réconfort, d’aider des femmes à retrouver un peu d’elles-mêmes. »
Une parenthèse avant le grand retour
De retour en Polynésie, Moea ne se lance pas immédiatement dans cette voie. La vie la conduit ailleurs : elle travaille plusieurs années comme assistante de direction dans une entreprise locale. Un quotidien plus stable, mais qui ne nourrit pas pleinement sa passion. « Je savais que je reviendrais un jour à la coiffure, mais je devais attendre le bon moment », explique-t-elle. Ce moment, elle le trouve l’année dernière. Après mûre réflexion et beaucoup de préparation, Moea décide de créer son propre espace dédié aux solutions capillaires aux normes médicales.

Un institut capillaire tourné vers l’humain
En juin dernier, elle ouvre son institut capillaire à Punaauia, un lieu pensé comme une bulle de douceur pour les femmes confrontées à la perte de cheveux liée aux traitements anticancéreux. Ici, pas de simple prestation technique, mais un accompagnement sur mesure, adapté à chaque étape.
Avec son partenariat avec la marque Elite Hair International, Moea propose le programme Serena, structuré en trois rendez-vous :
• Avant le traitement, pour préparer la chute de cheveux et préparer la transition et le choix du modèle ;
• Pendant le traitement, pour un accompagnement sur l’enlèvement des cheveux avec soin et conseils ;
• Après le traitement, pour accompagner la repousse, avoir les bons gestes pour activer la pousse des cheveux et récupérer sa matière de cheveux.
Au-delà des prothèses capillaires et volumateurs, Moea propose aussi des turbans, des foulards et des conseils pratiques pour que chaque femme reparte avec des solutions qui respectent son style, son mode de vie et aussi sa santé. « Ce qui compte, c’est que chacune se sente elle-même, qu’elle garde sa personnalité, même dans cette épreuve », souligne-t-elle.
Extrait de l’article rédigé par Vaiana hargous
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