Quand sa maman Élisabeth a commencé la chimiothérapie, Mélanie a pris contact avec l’association Amazones Pacific. Soucieuse de ne pas la laisser affronter seule cette épreuve, elle a initié un lien qui a marqué leur parcours. Aujourd’hui, mère et fille sont toutes deux reliées à l’association : l’une comme bénéficiaire, l’autre comme bénévole.
Le diagnostic de son cancer et les traitements qui ont suivi ont bouleversé la vie d’Élisabeth. Dès son entrée dans le service d’oncologie, elle entend parler de l’association Amazones Pacific. Pourtant, elle ne franchit pas le pas immédiatement. Ce n’est qu’après sa première séance de chimiothérapie, alors que sa fille doit retourner travailler à Hao, qu’elle est mise en lien grâce à Mélanie.
Élisabeth participe alors à un atelier dédié aux prothèses capillaires et aux perruques. « C’était important pour moi, même si je n’ai pas pu assister à d’autres activités à cause de la fatigue et des déplacements », confie-t-elle. Malgré cette unique participation, elle garde en mémoire la bienveillance et l’écoute rencontrées ce jour-là.
Mélanie, de l’accompagnement à l’engagement
Présente aux côtés de sa mère au début du traitement, Mélanie vit intensément cette première étape. Avant de reprendre son poste à Hao, elle prend les devants : « Je ne voulais pas que maman reste seule. J’avais besoin de savoir qu’elle aurait du soutien, même quand je n’étais pas là. »
Ce lien qu’elle a créé, Mélanie choisit ensuite de l’entretenir à sa manière. Lors de ses retours à Tahiti, elle anime bénévolement des ateliers pour les Amazones : peinture sur verre, confection de bijoux en coquillage. « L’art permet de se concentrer sur quelque chose de beau et d’apaisant. C’est un moment où l’on oublie un peu la maladie. »…
Extrait de l’article rédigé par Vaiana Hargous
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