Peut-être l’avez-vous déjà vue sur les réseaux et notamment TikTok ? On ne peut pas la louper car elle est reconnaissable entre tous : c’est « Jessica, la biologiste qui zozote ». C’est comme ça qu’elle se présente avant de raconter ensuite des histoires de faune et de flore sur la vie marine à Tahiti. Car c’est ça qui l’anime : protéger l’environnement et raconter à quel point il est fascinant.
«Je suis biologiste marin au bureau d’études Pae Tai – Pae Uta. J’ai grandi au bord de la mer, elle a toujours fait partie de mon univers. D’abord en Nouvelle-Calédonie, puis à la Réunion. J’ai choisi la biologie parce que j’avais des facilités dans cette matière et j’ai eu un coup de cœur pour la biologie de l’écosystème corallien. Les questions sur son fonctionnement sont sans fin. Quand je suis arrivée en France, je voulais retourner dans le Pacifique, c’était mon objectif. Pendant mes études en biologie marine, j’ai fait un stage où je m’occupais d’échantillons qui arrivaient de Moorea de l’expédition Tara Pacifique. Les étoiles s’alignaient… Je me suis lancée dans un master sur l’écologie récifale, ici, en Polynésie. Ce n’était pas la recherche qui m’intéressait, mais le terrain. J’ai donc passé tous mes diplômes de plongeur et aujourd’hui, je peux aller à une profondeur de 60 mètres. D’ailleurs, toutes les deux semaines, je fais une plongée profonde pour garder l’habitude. Pour ce genre de plongée, il faut une préparation physique et mentale. Une fois au fond, c’est super ! Ce sont des sensations très particulières et un écosystème complètement différent.
TikTok est arrivé un peu par hasard, je suis une grosse consommatrice et je voyais tellement de choses que je pensais que mes vidéos passeraient inaperçues. Mais voilà, celle du requin en plongée a fait un million de vues ! J’ai désinstallé l’application, j’ai paniqué ! Plusieurs années plus tard, je me suis lancée à nouveau. Je voulais juste kiffer et publier ce que j’aimais. J’ai décidé de ne rien supprimer, même si c’est mauvais, pour voir mon évolution. Au début, c’était que de l’impro…


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