C’est comme ça qu’elle se présente sur sa page Instagram, et c’est vrai que ça lui correspond bien ! Elle a grandi à côté d’un sculpteur de pierre alors ce métier était un peu son rêve. Et une fois au Centre des métiers d’art, elle découvre le corail. Et elle adore !
Dans la jolie salle ronde Muriāvai de la Maison de la culture, les murs sont tous couverts de peintures. Au centre : un tissu crème avec posés dessus des pots et ramequins remplis de liquide coloré, des sculptures de corail, du bois, de la bourre de coco tressée, et des tampons qu’il faut tremper dans l’encre avant de les coller sur le drap. Terava Miller tourne autour de son installation, les yeux brillants, enthousiaste : « Vas-y, choisis un tampon. Prends cette teinture, elle est trop belle. » On s’exécute, on choisit un spot et on imprime une forme de végétal violette, rose, orange ou marron… Que va-t-elle faire de ce drap rempli de motifs apposés par les visiteurs ? Elle ne sait pas encore, mais elle trouvera bien. Terava Miller ressemble à une grande enfant. Elle s’amuse, parle de tout et de rien en virevoltant, avec légèreté. Elle a grandi à côté d’un sculpteur et est partie en stage chez lui alors qu’elle était étudiante au Centre des métiers d’art.

Photos : Tevahitua Brothers ©
Mais au moment de préparer des pièces pour son diplôme, le temps presse. Elle essaye alors de tailler le corail. Bingo ! Une pierre poreuse, facile à travailler, et que peu de gens ont pris comme matière première. Elle fait une série de femmes rondouillettes, une réaction à ce qu’elle a entendu sur les réseaux : un groupe de danse aurait sélectionné les femmes les plus minces et congédié les plus fortes. « Alors qu’elles sont remplies d’amour, de générosité et de bonté ! »



Comments are closed