Fibre de coco, de bananier, de pūrau, d’ananas… En ce moment, elle réfléchit aussi au « kiekie » marquisien qu’elle espère trouver sur les hauteurs à Tahiti. Elle est du genre à expérimenter et à tester la nouveauté. D’ailleurs, pas question de refaire deux fois la même chose. Que des pièces uniques sur lesquelles elle se « triture » le cerveau, comme elle dit !
Elle aime faire des choses de ses mains, fabriquer, bricoler, graver, tresser… Et même faire des petits meubles en bois ! Et c’est avec YouTube qu’elle apprend, en regardant des vidéos. Et puis, pas question d’acheter des matières premières, c’est elle qui les trouve, les prépare, les teste. Au mariage de sa sœur, elle modèle 3 000 fleurs avec des boites d’œufs. « On peut faire de jolies fleurs avec de la récup ! » Elle fait aussi des verres en coco puis quelques mois plus tard, refait ces mêmes verres, mais avec de la nacre qu’elle incruste dans le coco. « Je regarde le jardin où je me trouve et je fais avec ce qu’il y a autour de moi. C’est là où je suis la meilleure. Je suis obligée de trouver des solutions. » Elle prend même une année sabbatique et part vivre aux Marquises, sur son île Nuku Hiva, préparer le festival et tester ses limites. Noix de coco, fibre de coco, coquillages cassés, nacre, elle utilise tout ce qu’elle trouve. Elle fabrique un bijou, un panier, elle poste la photo sur les réseaux et les voisins accourent pour acheter. Elle rigole ! Elle a d’abord commencé à créer pour offrir ou garder pour elle. Le tressage, la gravure, jamais encore elle n’en avait fait. C’était bien elle qui préparait ses costumes pour la danse, mais ça n’allait pas plus loin.
Finalement, elle se prend au jeu et surtout adore explorer des matières nouvelles. La fibre de pūrau dont elle fait un portefeuille, la fibre de bananier, parce qu’il y avait des bananiers dans le jardin alors autant que ça serve, elle en a fait…

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