Vaitiare Besnard a choisi le début de ses noms pour son nom d’artiste. Et puis « vaïbes », faisant penser à vibes, qui signifie « ondes » en français, comme la lumière qui est composée d’ondes. Tout ça lui plaisait bien… car après tout, la peinture n’est qu’un jeu de lumières.
Ça ne fait qu’un an et demi qu’elle peint. Elle dessine depuis toujours, suivant les conseils de son père, avec peut-être en tête l’histoire de son arrière-grand-mère, la grand-mère de son père, Hélène Besnard-Giraudias (1906-2003), artiste-peintre d’une certaine notoriété. Une des rares femmes, à cette époque, à avoir fait l’école des Beaux-Arts. « J’ai entendu pas mal d’anecdotes sur sa vie, j’avais un peu l’image de l’artiste-maudit en tête ! Elle était bien entourée, mais avait apparemment du caractère. C’était un personnage », rigole Vaitiare Besnard. L’amour de l’art coulait-il déjà dans ses veines ? Peut-être. Même sans s’en rendre compte, elle dessine. Quand elle doit patienter, elle dessine. Elle s’ennuie, elle dessine. La peinture est arrivée tout récemment, après un atelier avec Tania Wursig. « Je suivais ce qu’elle faisait comme ça, mais cet atelier m’a fait réaliser le plaisir que j’avais à créer. Nous avons peint sur du tissu, dehors dans des jardins, c’était très agréable. » Alors elle veut continuer. Elle s’achète du matériel, petit à petit, choisissant la qualité en sachant que le rendu dépend aussi de la toile et des peintures qu’on utilise.

Elle commence avec le thème de l’océan. Moetai Brotherson vient d’annoncer la création de Tainui Atea à Nice, ce qui l’inspire. Elle montre ce tableau, la moitié d’un visage sur lequel pousse du corail comme un tombant où des poissons viendraient s’amuser et se cacher. « Une fusion entre la mer et l’humain. » Elle utilise plusieurs matériaux : du collage, de la bombe, de l’acrylique, du pastel aquarellable. Plongeant son regard dans



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