En passant par la mécanique automobile ! Ce qu’elle aime, c’est travailler de ses mains, le reste n’est qu’une affaire d’envie, de motivation et de travail. Elle a tout appris toute seule : la confection de bijoux, la réparation des voitures, guidée par son chéri, et la décoration. Ce qu’elle veut : « Faire rêver les gens. »
«Le jardin de mes parents, c’est un peu ma boutique ! Là où je trouve toutes mes plantes pour les décorations. Il y a des tas de choses : des palmiers des Marquises, dont les graines servent de boules de Noël, des piments, des palmiers multipliant, plusieurs variétés de ‘ape, des oiseaux du paradis, des roses de porcelaine… J’aime faire des décors avec du local et du biodégradable. Les plantes, le papier, le carton, de la colle avec de l’amidon qu’on utilise en cuisine… c’est plus sympa à travailler que le plastique. Je me débrouille pour faire des choses sympas tout en faisant au mieux pour la nature. Certains clients me demandent des décorations que je refuse de faire, je propose des alternatives. J’ai grandi dans ce jardin. Il y a quelques années, mes parents travaillaient alors il y avait beaucoup plus de pelouse, mais depuis leur retraite, ils plantent, échangent, font des collections. Et si je ne trouve pas ce qu’il me faut ici, je vais chez ma sœur, ma tante, un peu partout. J’ai commencé ce métier de décoratrice par hasard.
J’ai d’abord fait des bijoux. En 2005, j’avais 19 ans, j’ai arrêté mes études et ouvert ma patente pour créer et vendre des bijoux. J’en avais toujours fait pour les copines au lycée, les anniversaires. C’est mon père, qui est marquisien, qui en fabriquait. Je le regardais faire et j’ai appris comme ça. C’est venu naturellement, je ne me souviens même plus du jour où j’ai commencé. J’organisais des expositions sur la terrasse de mes parents et les gens venaient. Je travaillais les perles, la nacre, le coco, l’os. Et puis on s’est mis à vendre les sculptures en pierre fleurie que les artisans des Marquises nous envoyaient. Il y avait toujours des chutes en plus et on a commencé à faire des bijoux avec la pierre fleurie. Les bijoux sont devenus plus personnels. Je travaillais et vendais depuis chez moi, c’était l’idéal. Surtout que je suis maman d’un garçon qui a la maladie de Duchenne. Être disponible est important pour pouvoir m’occuper de lui. Mon univers tourne autour de la famille et de mon fils, c’est normal chez nous ! Mais après le Covid, j’ai commencé à



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