Elle est l’une des rares femmes à être pilote de drones. Avec Polynesian Sky Views, elle propose photogrammétrie et plans 3D, mais aussi des photos et vidéos de la Polynésie vue du ciel. Entre travaux techniques et œuvres artistiques, elle aime prendre de la hauteur.
«J’avais déjà un appareil photo, un Canon, mais je ne l’utilisais pas vraiment. C’est quand j’ai fait ma formation pour devenir pilote de drones que j’ai commencé à m’y intéresser. J’étais dans l’administration où je m’occupais notamment de missions de contrôle dans les carrières puis j’ai suivi une formation pour faire le même travail, mais avec un drone. Je me suis rendu compte que j’étais très douée pour le pilotage. Ça m’a tellement plu que je ne voulais faire que ça, j’ai donc créé ma propre entreprise : Polynesian Sky Views. Je propose des missions plus techniques comme de la photogrammétrie (une méthode qui permet de déterminer la forme, les dimensions et la situation d’un objet dans l’espace à partir de plusieurs prises de vues), des relevés topographiques. Grâce au géoréférencement des photos et au travail sur plusieurs logiciels, les orthophotos permettent d’avoir une idée du terrain, c’est comme une carte avec des mesures corrigées. Je fais aussi des modélisations 3D des terrains, des bâtiments. C’est utile pour les géomètres, ça leur permet de faire ensuite les tracées pour les plans cadastraux ; mais aussi pour les promoteurs, ça leur donne une vision du terrain avec toutes ses spécificités comme le dénivelé par exemple. Et enfin le lidar donne des mesures précises de zones géographiques.
La cartographie, c’est vraiment ma spécialité. J’avais d’ailleurs fait une licence d’histoire avec option aménagement du territoire. Je voulais comprendre l’urbanisme, le dynamisme d’un territoire, son attraction. Avec le drone, je constate…



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