Il est né dans le surf, en a fait son sport, son métier, sa vie. C’est son père qui l’a fait grandir dans les vagues, puis en France qu’il a découvert le longboard. Champion de Polynésie de la discipline, il est bien décidé à briller au niveau international.
Quand il parle du longboard, il est enthousiaste et emballé. « C’est l’origine du surf, explique-t-il. C’est avec un longboard qu’on apprend à surfer, et pourtant il a été oublié. » Restant dans l’ombre des shortboards qui ont pris toute la place médiatique : le championnat du monde WSL, les J.O., les grands noms comme celui de Kelly Slater. Alors qu’on a eu deux champions du monde ISA en longboard : Teva Noble en 1992 et Michel Demont en 1994. Et Moana Domenech est bien décidé à défendre la discipline et la remettre sous les feux de la rampe. C’est en France, où il est resté quelques années pour passer son diplôme de moniteur de surf, qu’il a pris goût à la glisse avec une grande planche. « Là-bas, l’été, les vagues sont petites et on s’amuse plus avec un longboard. » Et puis surtout, il aime toutes ces manœuvres possibles : presque les mêmes qu’avec une petite planche, plus toutes ces acrobaties d’équilibriste, comme marcher en avant, en arrière, se poser tout au bout pendant la glisse ce qu’on appelle le hang five (seulement un pied sur le nose) et le hang ten (les deux pieds sur le nose). Il rencontre les frères Antoine et Édouard Delpero, les champions français de longboard, qui l’encouragent à continuer et le voilà plongé à fond dans cette discipline.
Il a grandi à Moorea. Temae, les vagues, la mer, les copains surfeurs de son père que tout le monde appelle « le lion » à cause de ses longs cheveux et surtout de son caractère. Moana Domenech adore cette ambiance. Il fait aussi du foot et de l’athlétisme, mais quand la houle est là alors c’est en mer qu’il va, peu importe son emploi du temps. Puis il part…


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