C’est après un questionnement sur sa voie professionnelle et puis une recherche d’identité, qu’elle se tourne vers la spiritualité chinoise. Elle avait déjà lu des livres sur le feng shui un peu par hasard, avait été touchée par sa lecture, mais après ses 30 ans, elle se décide à en savoir plus et a utilisé les conseils et prédictions comme des outils pour sa vie.
Elle est habillée de bleu et porte un large collier de nacre. Elle a suivi les conseils de Vetea Fuller, son professeur de feng shui et paht chee. Ces disciplines de la spiritualité chinoise, elle les a découvertes par hasard, en ouvrant un livre de la bibliothèque de sa mère, elle ne se souvient plus exactement du titre, mais l’auteur était Lillian Too, justement le maître de Vetea Fuller. Heipua Firuu-Maitere a d’abord fait une licence de psychologie, intéressée de savoir ce qu’il peut bien se passer dans nos têtes. « Ma marraine est psychologue et je porte son prénom, j’y voyais comme un signe. Je voulais comprendre l’être humain et son fonctionnement. » Elle est une enfant fa’a’amu. « J’ai grandi dans une autre maison que mes parents biologiques, mais j’avais l’occasion de les voir. Ils étaient présents dans ma vie. » Son adoption n’est officielle qu’à ses 18 ans et ses parents adoptifs lui laissent le choix sur son nom de famille, elle garde les deux. Mais c’est vraiment à ses 30 ans qu’elle comprend la démarche de ses parents biologiques et « accepte que leur don a été fait par amour ». « Mes études en psychologie m’ont aussi aidée. Comprendre est un long chemin… »

Heipua Firuu-Maitere et Vetea Fuller. Photo : Tevahitua Brothers ©
Et puis quelques années plus tard, elle fait la connaissance de Vetea Fuller. Elle vient vers lui pour connaître son paht chee : son chemin de vie. « J’ai toujours adoré lire mon horoscope chinois. Dès que je tombais dessus dans un magazine, j’étais curieuse de savoir ce qui était écrit. J’étais dans la recherche de l’harmonie dans différents domaines de ma vie. Je me posais beaucoup de questions : est-ce que j’ai fait les bons choix ? Et puis je voulais me connaître mieux. » Quand elle discute avec lui, tout fait sens, il lui donne des réponses, des outils. « Il lisait en moi comme dans un livre ouvert ! C’est toujours très positif et il n’y a pas de fatalité. » Avec cette analyse, sa vie a pris un autre tour côté professionnel et amoureux. Elle change de travail, passe un concours et rencontre quelqu’un avec qui elle a aujourd’hui une petite fille de quelques mois. Ça l’a aussi encouragée à vouloir en savoir encore plus sur la spiritualité chinoise. Elle suit les conférences annuelles de Vetea Fuller et fait une formation en paht chee. « Il y a des conseils très concrets sur quelle orientation donner à sa maison, quelles couleurs porter pour un entretien professionnel ou…



Comments are closed