En septembre 2022, la vie de Déborah Beaumet a pris un tournant inattendu lorsqu’on lui a diagnostiqué un cancer du sein. Deux ans plus tard, bien que les traitements les plus lourds soient derrière elle, son chemin vers la guérison continue. À l’occasion d’Octobre Rose, cette jeune femme de 39 ans a accepté de partager avec nous son parcours, évoquant avec sincérité ses hauts et ses bas, ainsi que les petits gestes qui peuvent apporter du réconfort à ceux qui traversent cette épreuve.
Comment as-tu découvert ta maladie ?
Je l’ai découverte tout à fait par hasard, un midi, sous la douche à la salle de sport. En passant ma main sur mon sein, j’ai senti une toute petite boule dure. Au bout de 2-3 jours, elle était toujours là. J’ai appelé le gynéco pour prendre rendez-vous, mais il partait en vacances, et moi aussi je devais partir en vacances, donc je me suis dit on verra ça plus tard. Et puis un matin, je me suis réveillée et je me suis dit : non, il ne faut pas attendre. J’étais chez le gynéco le lendemain. Deux jours après, je faisais une mammographie et une échographie. Le surlendemain, on me faisait une biopsie. Et les résultats de la biopsie ont détecté un cancer du sein.
Comment t’es-tu sentie à l’annonce des résultats ?
C’est très difficile à décrire. Je me souviens encore de ce matin-là. Quand j’ai su que les résultats étaient arrivés, j’étais au bureau, donc j’ai juste prévenu mes collègues que j’allais chercher un résultat médical et je revenais. Quand j’ai vu les résultats, j’ai pleuré et j’ai pleuré. Mon conjoint était avec moi et la seule chose dont j’ai eu envie, c’était d’appeler ma mère qui est en métropole pour lui annoncer. Après, je suis repassée au bureau, je l’ai dit rapidement à ma collègue la plus proche qui était là.
J’ai tout éteint, je suis partie, j’ai envoyé un mail à mes responsables pour leur dire que je ne pouvais pas être là cette journée-là. On s’est retrouvé tous les deux avec mon conjoint, sans trop savoir quoi dire, du coup on a pris la voiture et on est parti faire le tour de l’île. Et à partir de là, ma vie était sur pause pour un bon bout de temps.
C’était le 21 septembre 2022. J’ai vu le gynéco le lendemain, qui a proposé de m’opérer dans la foulée pour enlever la tumeur. J’ai été opérée le 30 septembre. La tumeur était toute petite. Elle est partie en analyse en France et quand les résultats sont revenus, elle était certes toute petite, mais très agressive. Donc je suis directement allée voir l’oncologue, et c’est là que les gros traitements ont démarré. J’ai eu six mois de chimiothérapie. Au départ, j’avais juste fait une tumorectomie, parce qu’on pensait pouvoir…



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