Mourareau était visiblement très énervé. Après sa dystopie, Méridien zéro, voici un roman de haute volée où « Tahiti est passée au lance-flamme ». « Le succès de Bora, on l’apprécie sous l’angle de la statistique », « Napuka, Puka Puka, ça ne marche pas. Ces noms n’excitent personne car on ne sait pas où c’est », « quelques familles contrôlent la part du lion de l’économie », « des dizaines de cousins vivent sous la menace de la dilution dès lors que le fruit des entrailles germe et pullule de manière incontrôlée. C’est ainsi que disparaissent les empires, par manque de concentration »… Bref, c’est politiquement incorrect, toujours très tranché et rempli de colère. La colère de voir une société toujours plus injuste qui laisse toujours les mêmes sur le bas-côté des profits. Avec Mourareau, on broie du noir, mais on rigole bien aussi.
• Au Vent des îles


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