Quand on demande à Hinaupoko, 96e Miss France en titre, ce qu’elle ressent depuis qu’elle a été élue le 6 décembre dernier, avec des yeux brillants, elle parle de victoire collective et exprime avec sincérité toute sa reconnaissance envers les Polynésiens, son archipel des Marquises et toutes les personnes qu’elle a croisées durant son parcours et qui l’ont soutenue dans cette aventure.
De retour au fenua à la fin du mois de janvier, la nouvelle Miss France polynésienne a été accueillie comme une reine dans son pays et la population était plus qu’impatiente de la retrouver pour la féliciter. Frédéric Gilbert, Président de la Société Miss France, qui a souligné l’importance de « rendre au public le mérite de cette élection », a fait le déplacement avec Hinaupoko, ainsi que des membres de la Société Miss France et des journalistes et photographes de médias nationaux. Un programme chargé l’attendait lors de ce voyage, entre événements publics, interviews et shootings photo, mais aussi des moments en privé avec ses proches et ses amis. Aux côtés de la Société Miss France, Hinaupoko a d’ores et déjà annoncé qu’elle serait de retour en Polynésie au mois de juin pour couronner la prochaine Miss Tahiti. Votre magazine a eu la chance de pouvoir passer un moment en tête à tête avec elle, l’occasion de revenir sur ce voyage tant attendu et sa nouvelle vie de Miss France en métropole.
Pour ton arrivée, la population s’est déplacée pour t’accueillir à l’aéroport, aux rythmes des danses et chants marquisiens. Qu’est-ce que tu as ressenti à ce moment ?
Je n’ai jamais été autant comblée d’amour, je pense. Je crois que c’est l’un des plus beaux jours de ma vie. Même là, d’en parler, j’ai envie de pleurer. Ce retour chez toi, de te dire que tu as réussi à rendre fière toute ta région, que, à toutes ces personnes, tu leur rends tout l’amour qu’ils t’ont donné, qui t’a portée jusqu’ici, c’est une sensation que je ne peux pas décrire. Je ne peux que les remercier de ce magnifique accueil, de la culture qui a été mise en avant en mon honneur, la troupe de danses marquisiennes, les couronnes de fleurs, les gens qui crient ton prénom et tu vois tout le monde qui est fier de toi. Je n’aurais jamais rêvé mieux comme accueil.
Rentrer au fenua, c’était un moment que tu attendais ?
Peu importe la région d’où l’on vient, c’est important de rentrer chez soi. Surtout lorsqu’on se lance dans la compétition Miss France ou dans n’importe quelle élection de Miss. Le besoin de retrouver ses proches, retrouver aussi sa culture, ses origines. Je savais que j’allais rentrer, mais quand on s’engage dans l’aventure Miss France, on sait la suite. Surtout pour les Outre-Mer, c’est très compliqué. Je savais d’avance que ça allait être compliqué au niveau du trajet en avion, des disponibilités, du décalage horaire, il y a beaucoup de choses à prendre en compte. Mais du coup, j’ai eu l’occasion de découvrir d’autres belles régions de France, de pouvoir un peu voyager, je suis allée en Espagne par exemple. Et comme on dit, c’est plus savoureux d’attendre un petit peu. Je suis contente d’être rentrée, je sais que ça va me rebooster pour la suite.
L’éloignement avec ta famille ne sera pas trop dur pour toi pendant ton année de Miss France ?
Si, mais ma famille et mes amis qui m’ont soutenue savent dans quoi je me suis engagée. Mais ça ne dure qu’un an, un an où je vais être séparée d’eux. Ce n’est pas forcément évident, que ce soit pour moi ou pour mes proches, mais je les ai préparés à ça. Alors bien sûr, on continue à s’échanger des messages, à s’appeler, mais c’est un petit peu compliqué avec le rythme que j’ai aujourd’hui. Pour autant, ils restent compréhensifs, ils savent pourquoi ils m’ont soutenue, dans quoi ils m’ont soutenue et quelles sont aujourd’hui les responsabilités que je porte.
Ça fait un peu plus d’un mois que tu as été élue. Qu’est-ce qui a le plus changé dans ta vie depuis que tu portes l’écharpe de Miss France ?
Un peu plus d’assurance, je pense. C’est le titre aussi qui t’aide à prendre de l’assurance. Au début, c’était un peu compliqué, j’ai eu du mal. Quand on m’appelait…



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